Aurélie Durand, fondatrice de ILSE
Zoom sur Aurélie, fondatrice d’ILSE, amoureuse du vivant, de la nature, du mouvement et de l’harmonie. À travers ILSE, elle transmet une hygiène de vie sobre, consciente et élégante : un retour à l’essentiel où le goût, la simplicité et la vitalité se conjuguent pour révéler une beauté profondément vivante.
Quel est ton rapport au mouvement ?
La danse m’accompagne depuis toujours. Ce qui me touche, ce n’est pas la performance, mais le mouvement du corps dans l’espace, cette manière qu’a un geste d’ouvrir un monde. Le mouvement est pour moi une forme d’élégance vivante : quelque chose de simple, essentiel, qui dit la vie sans artifice.
Il y a quelques années, j’ai participé à un atelier en Belgique où l’on dansait sept heures par jour. Cette immersion a été un choc : je sentais mon corps pleinement engagé, pleinement vivant. De retour au bureau, assise face à mon ordinateur, tout me paraissait soudain incohérent. Je me levais sans cesse pour m’étirer, comme si mon corps refusait le compromis. Le confinement a révélé cette vérité à beaucoup : nous ne sommes pas faits pour l’immobilité. Le mouvement n’est pas un loisir, c’est une hygiène de vie, une nécessité vitale.
Tu sembles dire que le corps nous parle ?
Oui, le corps est d’une intelligence inouïe. Il nous parle, mais nous avons perdu l’art de l’écouter. Le visage, par exemple, est une carte subtile du vivant : rides, cernes, imperfections racontent notre intérieur, nos excès, nos manques, nos rythmes. Ce qui m’émerveille, c’est sa capacité à se régénérer dès qu’on allège la charge, dès qu’on simplifie. Le problème, aujourd’hui, c’est la saturation : trop de stimuli, trop d’artifices, trop de toxines. Le corps, lui, demande l’inverse : du simple, du lent, du vivant.
Comment l’aider à se remettre en mouvement ?
Il faut revenir à une forme de sobriété joyeuse. Changer de paradigme, réapprendre les fondations : respirer, dormir, manger, marcher. Retrouver des gestes simples qui réveillent le vivant : les cures de plantes, le toucher par le massage, les jeûnes adaptés, les rituels de circulation, le contact avec la nature… et accorder une attention particulière à la beauté qui nous entoure.
Nous l’oublions souvent : tout ce que nous consommons visuellement, émotionnellement, physiquement, devient nous. Le soin de soi commence donc par le soin de son environnement, par la qualité de ce que l’on laisse entrer dans sa vie. La sobriété n’est pas une privation. C’est un choix d’élégance, celui de laisser revenir l’essentiel.
D’où te vient cette sensibilité à l’hygiène de vie ?
J’ai grandi en Allemagne, dans une culture où le rapport au corps et à la nature est simple, direct, évident. On mangeait bio sans en faire une mode, on buvait des infusions, on jeûnait, on avait un sauna chez soi. Il y avait une sobriété naturelle, un respect instinctif du rythme du corps.
Quand j’ai créé ILSE, en hommage à ma grand-mère Ilse, j’ai voulu transmettre cela : une hygiène de vie élégante, dépouillée, vivante. Pas une accumulation de routines, mais une manière d’habiter son corps avec clarté, joie et cohérence. Je crois profondément que notre état naturel est joyeux, lumineux et énergique. Le rôle d’ILSE, c’est de nous aider à y revenir.
Qu’est-ce que la beauté pour toi ?
Pour moi, la beauté est un art de vivre. Elle naît de la sobriété, du mouvement, du vivant. Elle est faite de joie, de présence, d’énergie qui circule. La beauté, c’est la simplicité qui respire et révèle l’essentiel.